La Dysorthographie: Définition, formes, diagnostic et solutions/ aménagements

La Dysorthographie c’est quoi ? Sa définition et ses différentes formes

C’est une  « difficulté spécifique d’apprentissage de l’orthographe chez un enfant qui ne présente pas par ailleurs de déficit intellectuel, sensoriel ou de trouble majeur de la personnalité et qui est normalement scolarisé ». 

Cette difficulté  entraîne une altération de l’écriture spontanée ou de l’écriture sous dictée.

C’est un trouble d’apprentissage persistant concernant l’acquisition et la maîtrise de l’orthographe. 

Souvent, mais pas systématiquement, la dysorthographie est associée à la dyslexie. 

Les différentes formes de Dysorthographie : 

 

La dysorthographie phonologique
correspond à l’usage déficitaire de la procédure du phonème au graphème, soit de l’oral à l’écrit). La conscience phonologique, c’est-à-dire la capacité à « jongler » avec les phonèmes, est déficiente. Cela se traduit par une mauvaise réalisation orthographique des mots réguliers et des mots nouveaux (substitution de lettres et de sons, omission de lettre, ajout, etc.). 

La dysorthographie de surface
correspond à l’emploi déficitaire de la stratégie lexicale. Ce déficit se traduit par
l’incapacité de produire l’orthographe exacte des mots fréquemment rencontrés. Les élèves concernés présentent des difficultés à fixer à long terme l’orthographe des mots et à constituer un lexique visuo-orthographique. On retrouve très souvent une écriture phonologique. 

La dysorthographie mixte
qui rassemble les deux.

 

Ces 3 types se retrouve aussi pour la dyslexie ; (dyslexie phonologique ; dyslexie de surface ; dyslexie mixte)

    Diagnostic et repérage de la Dysorthographie 

    Avant de rechercher les causes, il faut éliminer des facteurs tels que les troubles visuels (grâce à un examen ophtalmologique et/ou un bilan orthoptique) ou encore les troubles de surdité (grâce à un audiogramme mené par un ORL). Il faut également écarter la dysgraphie qui sera traitée par un psychomotricien.


    Un bilan orthophonique permet de faire le diagnostic de dysorthographie. Celui-ci comprend  un test de conscience phonologique et un  test visuo-attentionnel.  

    Il permet de faire le diagnostic du trouble DYS mais aussi d’en évaluer la gravité. 

    Les signes d’alerte, comment repérer un enfant dysorthographique  ?

     

    • Une tendance à substituer certaines lettres, par exemple les F et les V ou les T et les D ;
    • Des omissions, ajouts ou déplacements des lettres dans un mot, par exemple « abre » au lieu de « arbre » ;
    • Une tendance à coller les mots ensemble ou à les couper de façon inappropriée, par exemple «  toutacou » au lieu de « tout à coup » ;

    L’enfant dysorthographique a du mal à retenir l’orthographe de mots familiers et fréquents.

     

    Traitements et solutions pour la Dysorthographie 

     

    Le traitement est surtout basé sur une rééducation orthophonique, prolongée.

    La dysorthographie ne guérit pas mais la rééducation aide l’enfant à compenser ses déficits.

    Elle peut être associée à une rééducation chez le graphothérapeute et le psychomotricien. 

     

    Attitudes à adopter face à la Dysorthographie et aménagements possibles

      

    Garder à l’esprit qu’un élève dysorthographique est toujours en double tâche lorsqu’il écrit : il doit se concentrer sur l’orthographe ET sur les  gestes non automatisés, mais aussi sur le sens/le contenu.

     

    Attitude face à la dysorthographie :

     

    › Être patient, tolérant et bienveillant face à la lenteur, la fatigabilité, les omissions, les inversions, les confusions…, les difficultés d’écriture : forme, orthographe, sens.

    › Encourager toute amélioration (même minime). › Valorisation des points forts et des progrès = Renforcement positif.

    › Bannir toutes les remarques désobligeantes concernant les fautes d’orthographe, les lenteurs, les confusions, etc. devant toute la classe (telle que « tu ne sais toujours pas écrire sans fautes.

    Aménagements possibles en classe en cas de Dysorthographie: 

    › Accorder plus de temps à l’élève pour toutes ses productions écrites.

    › Permettre un type de productions écrites différent de celui demandé : affiche, BD, scénario, carte heuristique…

    › Ne comptabiliser qu’une seule fois les erreurs de même type (ex. : confusion visuelle, confusion auditive, orthographe différente d’un même mot).

    › Varier les travaux afin que les élèves puissent faire preuve de leurs compétences préservées (dessins, présentations orales, affiches…)

    › Vérifier régulièrement, avec bienveillance, la tenue de l’agenda 

    › Accepter les moyens d’aide: l’utilisation de correcteurs orthographiques (papier ou électronique), de logiciels adaptés ou de fiches d’aide si nécessaire. 

    › Autoriser l’utilisation de l’ordinateur ou tablette/clavier en classe pour les dysorthographies sévères (productions informatisées, synthèses vocales, etc.). Attention de veiller à ce que l’élève soit situé près d’une prise de courant ou qu’il possède des batteries de rechange.

     

    Attitude et aménagements en cours de français pour les Dysorthographiques :

    Faire tout particulièrement attention aux dictées et aux rédactions : il peut être convenu :

    • d’en diminuer la taille, 
    • d’en sélectionner une partie seulement, 
    • de ne noter que jusqu’à un certain nombre de mots 
    • de fixer un objectif à atteindre (ex. : tous les verbes doivent être correctement accordés), etc. 
    • de comptabiliser les mots bien écrits plutôt que ceux avec fautes 
    • Faire épeler le mot par l’élève qui souvent l’écrit avec fautes mais est capable de l’épeler correctement. 

     

    En expression écrite comme en histoire, géographie, philosophie et toutes les autres matières :  

    • Evaluer les idées, les connaissances malgré les fautes d’orthographe. 
    • Ne pas en tenir compte de celles ci dans la note. 

    Et bien sûr en présence d’un trouble du langage écrit, privilégier l’oral !

     

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